Finalité Écriture et analyse cinématographiques & finalité Didactique

La finalité Écriture et analyse cinématographiques du Master en Arts du spectacle (anciennement Elicit) est née en 1990 d'une heureuse rencontre entre le Programme Média de la Communauté européenne et la volonté de l'Université Libre de Bruxelles de développer les études de cinéma en milieu académique.

L'originalité de la filière relève d'une double origine : importance d'une volonté de diversifier les techniques de l’écriture créative tout en développant une  démarche réflexive destinée à un public européen. Ce dernier point rejoint une volonté d'ouverture sur des débouchés professionnels les plus diversifiés (la critique, l'enseignement, la production, la direction de festivals, la production, l'animation culturelle, la recherche universitaire, etc.).

Face à un paysage culturel actuel extrêmement complexe et à la diversité de formations offertes par les différents acteurs de l’enseignement en Belgique, le Master revendique toute son attractivité et ses spécificités. Il se définit aussi au travers d'une double dynamique : un très fort ancrage dans le contexte belge et bruxellois, mais aussi des collaborations internationales de haut niveau pour la recherche des enseignants et des doctorants ainsi que en termes de circulation d’étudiants au gré d’échanges avec de nombreux partenaires.

Le Master envisage l’écriture scénaristique comme un objet d’étude scientifique, mais également comme un médium en constante redéfinition qui ne peut ignorer les évolutions technologiques ainsi que les nombreuses interactions avec le monde de l’art. La formation inclut au niveau théorique et pratique, l’écriture de séries télévisées, l’étude des installations artistiques, l’écriture documentaire.

 

Méthode et équipe pédagogiques

CCBY-SA 3.0 George BiardLe pari du Master est ainsi d’intégrer, à l’intérieur d’une même formation organisée sur deux années d’études, plusieurs approches relevant aussi bien de la théorie, de l’histoire et de la pratique. Il conçoit ces pôles comme des versants complémentaires d’un même apprentissage des spécificités du cinéma. Les cours théoriques sont dispensés par des spécialistes comme Muriel Andrin, Dominique Nasta, Karel Van Haesebrouck, Fabien Gérard, Jeremi Szaniawski pour les aspects historiques et esthétiques du cinéma  et des arts du spectacle; par Patrick Cattrysse et Ronald Geerts, pour les fondements théoriques du scénario. Des enseignants praticiens reconnus dans leur discipline, tels que les monteurs et ingénieurs du son Damien Keyeux (ancien diplômé, récipiendaire du Magritte du meilleur montage) et Olivier Hespel, dispensent également des cours d’initiation à leurs disciplines respectives.

Les étudiants apprennent aux cours théoriques le discours filmique, l’histoire du cinéma (façon encyclopédique mais aussi spécifique au travers, du documentaire, des études de cinémas nationaux tels que le cinéma belge et les cinémas d’Europe de l’Est (cette offre de cours étant unique en Belgique). Les problématiques de la restauration, la conservation ainsi que la numérisation des films sont également abordées en étroite collaboration avec la Cinematek où ont lieu régulièrement des cours, des conférences et des colloques organisés par la filière écriture et analyse cinématographiques.  A cela s’ajoutent l’étude des circuits économiques de l’audiovisuel et de la règlementation en termes de droits d’auteur dispensés par des spécialistes comme Sébastien Andrès (producteur, en partenariat avec la HELB) et  par la juriste Suzanne Capiau.

Les ateliers d’écriture scénaristique permettent visent également l’évolution du genre scénaristique et l’adaptation de l’œuvre littéraire et théâtrale, ainsi que la scénarisation en ligne. Le volet de l’enseignement ‘atelier’ est réservé aux praticiens-cinéastes de facture internationale, tels que le doublement palmé Luc Dardenne, mais aussi  Anne Lévy-Morelle, ou Dominique Loreau, mais aussi Frédéric Castadot (co-auteur de la série « Ennemi Public ») et Laurent Denis, tous deux devenus scénaristes professionnels fortement sollicités sont issu de ce même master.

International/Ouverture vers l’extérieur

©ULB-Isopix.beLoin de vivre en vase clos universitaire comme on pourrait le craindre, le Master se veut résolument ouvert sur l’extérieur, comme en témoignent, depuis bientôt trente ans d’existence, la mise sur pied  et l’intégration d’activités conjointes avec d’autres institutions (notamment la Cinematek, le Conservatoire de Mons), ou organisations (plusieurs festivals dont le BAFF – Brussel Art Film Festival, le Festival Europalia, le centre d’art contemporain ARGOS ou encore le Point Culture ULB).

Le Master s’est distingué aussi par l’organisation de nombreux  colloques internationaux (autour notamment  du Mélodrame filmique revisité,  ou de la Chanson au cinéma)  ainsi que des séminaires sur le scénario dispensés par les célèbres scénaristes américains tels Robert McKee, les conférences-ateliers assurées par le passé par des scénaristes français de renom (Jean-Claude Carrière) ainsi que par des cinéastes réputés (Ettore Scola, Bruno Podalydès, André Delvaux, Andrzej Wajda). Une convention avec la Fondation Bernheim a également permis, durant 6 ans, de 2012 à 2018, d’organiser des Master Class d’une semaine avec des cinéastes et techniciens de renommée internationale (Agnès Varda, Bertrand Tavernier, Olivier Assayas, Corneliu Porumboiu, Raoul Servais, Claire Atherton) afin  de partager une expérience d’une valeur inestimable et d’entrer dans un dialogue, tant théorique que pratique, avec les étudiants.

Le Master s’ancre aussi dans une dynamique de recherche fondamentale ayant également sa propre École Doctorale; des projets nationaux et internationaux témoignent de la dimension scientifique et du rayonnement de nos enseignants. sur des sujets pointus en Europe, aux États-Unis et en Amérique Latine. Les recherches menées par les professeurs, assistants, doctorants et chercheurs ainsi que leur inscription dans des réseaux internationaux permettent aux enseignements de la filière de s’inscrire dans l’actualité et l’évolution des études en cinéma ou des travaux pluridisciplinaires. L’obtention du label Excellence of science pour le projet interuniversitaires B-Magic – The Magic Lantern and its Cultural Impact as a Visual Mass Medium in Belgium en est un exemple représentatif. Signataire de plusieurs conventions internationales, le Master permet enfin la circulation de étudiants, offrant des alternatives complémentaires de formation au sein d’universités européennes et canadiennes.

Finalité didactique

La finalité didactique prépare par ailleurs à l'enseignement du cinéma et comporte des cours théoriques et pratiques, des exercices, des travaux et des stages.


 


Le Master offre des débouchés multiples dont l’écriture de scénario, la critique, l'enseignement, l'animation culturelle, la production, la recherche universitaire, ou plus précisément la programmation en festival ou de salles de cinéma, le positionnement administratif dans des institutions de référence (La Commission européenne, le Centre du cinéma de la Fédération Wallonie-Bruxelles), etc.


Le Master affiche également la volonté de créer un réseau, en suivant le parcours professionnel de ses anciens étudiants qui deviennent ainsi autant de points de contact au sein de milieux professionnels diversifiés pour les futurs diplômés. Les anciens étudiants organisent ainsi régulièrement des festivals de courts, moyens et long-métrages afin de mieux  valoriser les acquis de leur formation.



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Mis à jour le 3 juillet 2019