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Journée d’étude "Écrire une ville, habiter une ville : représentations spatiales des persécutions en Europe occupée (1940-1944)"

Publié le 26 mai 2020 Mis à jour le 26 mai 2020

Une journée d'étude du centre de recherche Philixte, en visioconférence, sur l'imaginaire urbain à travers les représentations littéraires, picturales, musicales, filmiques qui portent sur la destruction lente qui gagne l’Occident dans les années 40.

Comment se déploie cet imaginaire urbain à travers les représentations littéraires, picturales, musicales, filmiques qui portent sur la destruction lente qui gagne l’Occident dans les années 40, cette « fin, une fin incompréhensible, la fin d’une ville, d’un temps, d’une pensée » (Paul Nougé, « La guerre ») ? Comment s’est agencé cet espace imaginaire qui renvoie – explicitement ou implicitement – à l’espace qu’il dédouble – l’espace référentiel, organisé selon la nouvelle législation imposée ?

Il s’agit réfléchir à la manière dont l’imaginaire urbain renvoie à des territorialités qui sont simultanément habitées par les écrivains et artistes, l’Occupant, les autochtones et ceux qui sont désormais considérés dans leur condition d’exclus, d’étrangers ou de « clandestins », pour emprunter ce terme à Jan Cox (cf. son tableau Les clandestins du quai Van Dyck, 1942)

Cette journée d'étude se focalisera tant sur les écrivains/artistes qui se sont opposés aux mesures d’exclusion et de persécution que sur ceux qui ont été eux-mêmes victimes de telles mesures, sans oublier ceux qui se sont alliés au régime et à l’appel du meurtre.

La période étudiée s’étendra des années 1930 à la Libération – moment où un nombre d’écrits (mais aussi œuvres d’art) réalisés pendant la guerre vont pour la première fois être diffusées.

 

En collaboration avec Vrije Universiteit Brussel
Date(s)
Le 5 juin 2020
Lieu(x)

En visioconférence