Publié le 12 novembre 2019 Mis à jour le 12 novembre 2019

"Fifty Shades of Grey" n’a rien inventé : le roman reprend les ingrédients des romans à l’eau de rose, diffusés par les éditions Harlequin durant septante ans.

Les éditions Harlequin ont fait les beaux jours des romans sentimentaux. Tombé quelque peu en désuétude, le genre a connu un renouveau avec le succès planétaire de Fifty Shades of Grey. Séverine Olivier - Philixite, Faculté de Lettres, Traduction et Communication - étudie ce phénomène, tout en se demandant quand la "bulle rose" éclatera.

La chercheuse analyse les causes de ce succès, et notamment le rôle qu'y a joué le web. En effet, des applications comme Wattpad, qui permettent aux écrivains de faire découvrir de manière interactive leurs histoires à un lectorat, ont contribué au renouveau du roman à l’eau de rose. Elle analyse également les profils des auteurs, lecteurs amateurs qui se basent sur des schémas narratifs bien définis: Fifty Shades of Grey est, par exemple, une réécriture de Twilight. Enfin, Séverine Olivier observe aussi la mutation du monde éditorial face aux nouvelles technologies, l’éditeur devenant petit à petit "vigie du net", à la recherche du roman à succès.

Le 21 novembre, Séverine Olivier présentera un compte-rendu de ses recherches lors d’un colloque intitulé « Du roman à quatre sous aux mangas ».

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